Ca aurait dû rester secret

Roman Policier

Le Livre

Ça aurait dû rester secret est un ouvrage composite : il y est question d’un jeune couple, touché par les aléas de la vie, d’une enquête policière riche en rebondissements, d’un mystérieux « ami » rencontré sur Facebook et d’un clin d’oeil à l’Olympique Lyonnais et à ses dirigeants…

Peuplant son récit de personnages atypiques et attachants – passionnés de montagne et de football, femmes amoureuses, médecin russe amateur de blagues, familles recomposées, amis dévoués et sincères –, Frédérique Girard-Ory nous promène au gré de ses envies.
De Lyon à Paris, en passant par l’Alsace et le sud de la France, il est bon de se laisser entraîner dans les péripéties de tout ce petit monde.

Autant de personnages et de lieux qui donnent au roman un goût de fraîcheur et d’optimisme…

Extrait

Extrait

« Elle sourit. Pourquoi lui pardonnait-elle toujours ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à s’imposer davantage ? Elle avait pourtant l’exemple de ses parents. Son père s’était toujours épanoui dans son travail, mais acceptait tout ce que sa femme voulait quand il était à la maison. Jamais il ne se serait comporté comme Pierre, et d’ailleurs sa mère ne l’aurait pas toléré.
Mais Sabine était différente. Elle adorait son père, mais savait qu’il ne lui fallait pas un conjoint comme lui. Il était trop calme, trop sage, trop raisonnable, trop prévisible. Avec Pierre, c’était toujours le mouvement. Il l’étourdissait, l’épuisait, mais elle avait l’impression que vivre était justement ça. Il était épicurien. Il voulait profiter de tout, goûter à tout, découvrir tout. Son amour de la vie était communicatif. Malheureusement, il ne se préoccupait que de lui et laissait souvent les autres sur le bord du chemin. Et quand « les autres » étaient Sabine et les enfants, c’était très ennuyeux.

Elle pensa à Ève et à Paul. Ils devaient dormir en rêvant des histoires que leur grand-père écrivait pour eux. Des histoires fantastiques avec des monstres et des sorciers, mais où les gentils gagnaient toujours et où les beaux princes veillaient sur les
gracieuses princesses.
Sabine se promit de leur rappeler que la réalité n’avait pas grand-chose à voir avec les fictions de papi et que les princes romantiques n’existaient pas plus que les dragons cracheurs de feu.
Ça leur évitera bien des déceptions, surtout à Ève, pensa-t-elle.
Elle espéra aussi que Paul ne ressemblât pas trop à son père. D’accord pour sa force et sa joie de vivre, mais pas pour cet égoïsme désarmant qui gâchait tant de bons moments.
Comme toutes les mères, elle imagina que son fils serait un homme idéal : brillant, gentil, prévenant, bon fils, bon père, bon mari, et espéra qu’il soit heureux et qu’il ne rencontre pas une fille qui le fasse souffrir.
« Mon Dieu, j’ai déjà le syndrome de la bellemère ! Et il a à peine quatre ans. »

Comment sa famille allait-elle évoluer dans les cinq ou dix prochaines années ? Serait-elle toujours aussi amoureuse ? Le comportement de Pierre aurait-il finalement raison de tous ses efforts ?
Elle se demanda comment aurait été sa vie si elle était restée avec son ex. Il était gentil. Il ne l’aurait jamais laissée toute seule, mais comment aurait-elle réagi ?»

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